Inventaire des insectes et du plancton volant en mer

Rôle des déchets plastiques dans la dispersion des insectes avec la poursuite du programme biodiversité, santé et environnement sur l’inventaire des insectes et du plancton volant en mer pour identifier les espèces exotiques envahissantes avec également l’étude de pollens voyageurs.

Comparativement à leur nombre sur terre (1 million) très peu d’espèces d’insectes (elles appartiennent essentiellement aux ordres des Coléoptères, Diptères et Hémiptères) vivent  (effectuent un développement complet) à la surface de l’eau de mer ou dans l’eau immédiatement sous la surface. Les causes en sont complexes et liées à des facteurs biologiques, physiques et chimiques.

Beaucoup, par contre, peuvent être observées, volant au-dessus de l’eau ou  flottant sur l’eau. Ce sont soit des espèces de passage, certaines (peu) réellement migratrices soit des espèces (de loin les plus nombreuses) que l’on  pourrait qualifier de « touristes » et qui peuvent se retrouver piégées et se noyer après s’être plus ou moins égarées (pour diverses raisons bien connues) à distance des rivages, parfois assez loin de ceux-ci.

Il semblerait que des espèces profitent d’éléments de la pollution actuelle particulièrement importants comme par exemple les particules plastiques qu’elles utilisent comme support de pontes ou comme « bouées ». Ainsi il est possible que ces particules, ainsi que bien d’autres (bois, matériaux divers de toutes natures) puissent permettent le maintien en vie, la dispersion ou la dissémination, voire le développement de certaines espèces. Ces espèces représentent un risque, de modification des écosystèmes marins et surtout terrestres avec des perturbations des équilibres, déjà fragilisés, existants. Par ailleurs certaines espèces menaçantes d’intérêt médical, vétérinaire ou agronomique pourraient être introduites, par ce biais, dans des continents ou régions non originelles, avec des conséquences économiques et sociétales importantes

Les «invasions biologiques» interrogent en effet la science et constituent une question de société qui concerne gestionnaires, scientifiques, collectivités et toutes les parties prenantes. Il semblerait que des espèces profitent de ces déchets plastiques flottants comme support de pontes ou comme « bouées » et permettent le maintien en vie, la dispersion ou la dissémination, voire le développement de certaines espèces. Ces espèces représentent un risque, de modification des écosystèmes marins et surtout terrestres avec des perturbations des équilibres, déjà fragilisés existants. Par ailleurs certaines espèces menaçantes d’intérêt médical, vétérinaire ou agronomique pourraient être introduites, par ce biais, dans des continents ou régions non originelles, avec des conséquences économiques et sociétales importantes. Il nous est donc paru nécessaire d’ajouter à l’étude de la pollution plastique de la Méditerranée un inventaire de ces populations d’insectes (ou éventuellement d’autres arthropodes rencontrés) pouvant vivre ou séjourner ainsi à la surface des eaux à distance des rivages et d’en apprécier l’évolution par rapport aux connaissances acquises qui sont très fragmentaires à ce jour,  pour ce domaine récent et particulier. Les espèces exotiques envahissantes constituent la troisième cause d’érosion de la biodiversité à l’échelle mondiale. Par leurs multiples impacts, elles menacent les espèces indigènes, les habitats naturels et les services rendus par les écosystèmes, mais également les activités économiques et la santé humaine. La France n’échappe pas à ce phénomène et les exemples d’invasions sont nombreux, en métropole comme en outre-mer, et dans tous les types d’écosystèmes terrestres, d’eaux douces ou marines. Pour l’Europe continentale, par exemple, les coûts générés par la lutte et la réparation des dégâts causés par les invasions biologiques ont été estimés à 12,5 milliards d’euros par an.
En 2016 la campagne d’Expédition MED a récoltée plusieurs exemplaires de la punaise diabolique, “Halyomorpha halys”, au large de Nice et à particulièrement retenu l’attention des chercheurs. Suivie et très surveillée comme insectes à risques par l’INPN, (Inventaire National du Patrimoine Naturel),  cette espèce d’origine asiatique est connue comme un ravageur extrêmement polyphage de nombre de plantes et également allergisante dans ses régions d’origine.  Plusieurs coccinelles asiatiques, Harmonia axyridis, ont été également recueillies en 2015. Ces insectes, originaires de Chine, importées pour leur efficacité particulière dans la lutte biologique contre les pucerons, posent maintenant des problèmes importants sur le plan allergologique.

Espèces invasives

La punaise diabolique, Halyomorpha halys, suivie par l’INPN a été trouvée en plusieurs exemplaires au large de Nice a particulièrement retenu l’attention. Cette espèce d’origine asiatique étant connue comme un ravageur extrêmement polyphage de nombre de plantes et allergisante dans ses régions d’origine.  Plusieurs coccinelles asiatiques, Harmonia axyridis, ont été également recueillies. Ces insectes, originaires de Chine, importées pour leur efficacité particulière dans la lutte biologique contre les pucerons, posent maintenant des problèmes importants sur le plan allergologique.

Il nous est donc important d’ajouter à l’étude de la pollution plastique de la Méditerranée un inventaire de ces populations d’insectes (ou éventuellement d’autres arthropodes rencontrés) pouvant vivre ou séjourner ainsi à la surface des eaux à distance des rivages et d’en apprécier l’évolution par rapport aux connaissances acquises qui sont très fragmentaires à ce jour,  pour ce domaine récent et particulier).

Partenaires scientifiques du programme insectes et plancton volant

Coordinateur du programme : Jean-Louis Brunet,
JLBA Médical,
Lyon, France : Médecin

Bruno Michel, Henri-Pierre Aberlenc, CIRAD, Montpellier, FranceCédric Audibert, Muséum d’Histoire Naturelle de Lyon, France: EntomologieFrançois Dussoulier Muséum d’Histoire Naturelle de Toulon, France: EntomologieYvon Perrin, IRD – Institut pour la Recherche et Développement de Montpellier, France: Entomologie

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Observations des méduses Pelagia Noctiluca

Contribution à la thèse de Martina Ferraris PhD student

Laboratoire d’Océanographie de Villefranche sur Mer (LOV) –

Soutenance 23 novembre 2012 à 14h00
Direction : Gabriel  Gorsky

« Étude expérimentale de l’écophysiologie et la dynamique de population de la scyphoméduse Pelagia noctiluca (Forskål, 1775) en Mer Ligure Nord Occidentale »
Résumé de la thèse

Ce travail de thèse a pour objectif, en couplant observations in situ et expériences en laboratoire, de mieux comprendre l’écophysiologie et la dynamique de population de la scyphoméduse Pelagia noctiluca, méduse la plus abondante et urticante en Mer Méditerranée occidentale.  Les observations in situ ont mis en évidence une présence constante de nuit, en surface et au large de P. noctiluca, tandis que seuls des arrivages sporadiques sur les plages ont été confirmés par les surveillances côtières. La distribution de P. noctiluca au large semble dépendre des caractéristiques hydrologiques du bassin ligure notamment de l’éloignement du Courant Nord par rapport à la côte. Sur le littoral, par contre, les régimes des vents et la conformation de la côte paraissent jouer le rôle principal. Les expériences en laboratoire ont permis de décrire et de quantifier les principales fonctions physiologiques de P. noctiluca, menant à la réalisation d’un budget métabolique, en terme de carbone de cette espèce. Une extrême résistance aux conditions défavorables a été observée, ainsi qu’un très fort potentiel reproductif. P. noctiluca peut survivre jusqu’à un mois à jeun, tout en continuant à pondre quotidiennement des milliers d’œufs par femelles. Le cycle de vie de P. noctiluca a été réalisé pour la première fois en captivité, permettant d’observer que cette espèce peut vivre jusqu’à 1,5 an en restant sexuellement active au moins 6 mois. La constante présence de P. noctiluca en Mer Ligure, associée à sa longévité, sa résistance aux conditions défavorable et sa remarquable capacité reproductive, expliquerait son potentiel à proliférer dans l’écosystème pélagique.

 Méduses à la conquête des océans

Programmes associés

Nos navigations sur le littoral méditerranéen et au large sont de précieuses occasions pour recueillir des informations et échantillons à grande échelle sur la biodiversité marine méditerranéenne.

L’érosion de la diversité biologique et les perturbations écologiques actuelles, liées notamment aux pollutions et au changement climatique, nécessitent la mise en œuvre de moyens permettant de mieux comprendre le fonctionnement des espèces dans le but d’améliorer leur protection.

En fonction des besoins, l’Expédition MED est ainsi amenée à contribuer à des études concernant par exemple:
– la diversité et l’écologie du nano et micro-plancton
– la compréhension de la dynamique des essaims de méduses
– le suivi des espèces de cétacés et la description de leurs habitats
etc.