Campagne 2017 à la découverte de la Plastisphère, un nouvel écosystème inquiétant

Télécharger le bilan de la campagne 2017 à la découverte  de la plastisphère.

A la traque des bactéries et des espèces envahissantes de la plastisphère en Méditerranée Orientale.

Après plusieurs années de campagnes dans le bassin Occidental , le programme scientifique 2017 aura pour objectif d’étudier ce nouvel écosystème de notre planète,  né des déchets plastiques, qui menace les mers et les océans.

L’invasion biologique et bactériologique des déchets plastiques colonisés par des communautés de bactéries potentiellement dangereuses pour l’écosystème marin et  pathogènes pour l’homme devient un phénomène inquiétant.

Ce nouvel axe de recherche  servira à caractériser la diversité de la colonisation bactérienne  avec l’étude de l’invasion biologique en milieu aquatique sur les microplastiques.

Photographie prise au microscope électronique de colonies de la bactérie Vibrio vivant sur un déchet de plastique océanique. Erik Zettler

1/ Les biologistes Linda Amaral-Zettler et son conjoint Erik Zettler : (Institut de Technologie du Massachusetts / Woods Hole Oceanographic Institution, USA / NIOZ Royal Netherlands Institute for Sea Research & Utrecht University ), sont les partenaires scientifiques de la prochaine campagne d’Expédition MED.  Ces deux chercheurs, ont découvert que toute une faune de microorganismes vivent directement sur les déchets plastique flottant et s’en nourrissent.
Cliquer pour plus d’information sur le programme plastisphère.

2/ Rôle des déchets plastiques dans la dispersion des insectes avec la poursuite du programme biodiversité, santé et environnement sur l’inventaire des insectes et du plancton volant en mer pour identifier les espèces exotiques envahissantes avec également l’étude de pollens voyageurs.
Les «invasions biologiques» interrogent en effet la science et constituent une question de société qui concerne gestionnaires, scientifiques, collectivités et toutes les parties prenantes. Il semblerait que des espèces profitent de ces déchets plastiques flottants comme support de pontes ou comme « bouées » et permettent le maintien en vie, la dispersion ou la dissémination, voire le développement de certaines espèces. Ces espèces représentent un risque, de modification des écosystèmes marins et surtout terrestres avec des perturbations des équilibres, déjà fragilisés existants.
Cliquer pour plus d’information sur le programme Insectes.

3/ Nous poursuivrons également le développement des protocoles adaptés aux sciences participatives pour les programmes collaboratifs et participatif dédiés aux microplastiques.